Interview
Découvrez des interviews de propriétaires de lofts qui ont acceptés de répondre à nos questions. Si vous aussi vous voulez présenter votre loft sur Notre Loft, contactez-nous.
Rencontre avec Coralie, Geoffroy et leur usine
Par Freg le Mardi 2 août 2011 dans la catégorie InterviewComme vous avez pu le découvrir sur le forum nous avons enfin emménagé dans notre atelier ! Quatre ans après la création de Notre Loft et deux ans après la première visite de notre atelier, c’est un grand bonheur de pouvoir enfin en profiter !
Mais pendant que l’on sirote tranquillement des Mojitos dans notre atelier (en admirant ce qu’il reste à faire) d’autres sont en plein dans la construction de leur rêve. C’est le cas de Coralie et Geoffroy qui transforment actuellement une ancienne teinturerie en loft.
Bonjour Coralie, bonjour Geoffroy où est situé votre loft ?
Notre loft est situé aux alentours de Lille. Il s’agit d’un bâtiment de 8,5 mètres de large par 33 mètres de long. La superficie initiale est de 280,5 m². Nous accédons au futur loft par une porte cochère, une cour de 80 m² nous permettra de garer nos véhicules. Ce bâtiment est parallèle à la rue, entouré de courées de maisons de 1930 et de jardins.
Quelle était la fonction précédente du lieu ? Depuis quand n’est-il plus en activité ?
Le bâtiment a été construit en 1875. Comme beaucoup d’industries du Nord, son domaine d’activité initial fut le textile et plus précisément la teinture de la laine (établissement Lorthiois Leurent). D’après notre acte de vente, il a été vendu en 1963 à une entreprise pour en faire son entrepôt commercial. C’est à cette même date qu’une partie avant du bâtiment a du être détruite.
Un ancien couvent transformé en loft
Par Freg le Samedi 5 mars 2011 dans la catégorie InterviewLe loft de Nicolas & Mickael
J’ai découvert le loft de Nicolas & Mickael via leur participation au concours pour gagner le livre Lofts : Vivre et travailler à la suite de laquelle ils m’ont proposé de m’en dire plus sur leur loft. Curieux comme je suis, vous pensez bien que j’ai accepté avec grand plaisir et je les ai assailli de questions !
Où est situé votre loft ?
Le Couvent se situe à 15 km au nord de Paris, dans le Val d’Oise (95). Le lieu est niché dans la vallée de Montmorency, proche de la forêt du même nom, à 5 km d’Enghien-les-Bains célèbre pour ses thermes son lac et son Casino. Groslay est une petite ville aux allures de village ce qui est plutôt surprenant lorsque l’on connait la région. Cette ville de 8 000 habitants fait figure de campagne dans ce paysage urbain.


Quelle était la fonction précédente du lieu ?
Notre Loft est une partie de l’ancien château de Groslay, il fut mentionné pour la première fois en 1650 comme la propriété de Philippe Gervais, échevin de Paris. Cette propriété passa de mains en mains suite à de nombreux héritages et ventes. En 1779, Claude de Beauharnais, comte des Roches l’acquiert. Son neveu Alexandre, premier époux de Joséphine Tascher de La Pagerie, la future impératice en hérite. Joséphine remanie et agrandit considérablement la modeste maison de campagne d’origine et crée une salle de musique et de danse
sur la partie ouest de la demeure.
En 1933, les sœurs Servites de Marie héritent de ce lieu et le transforment en une clinique réputée dans la région et décident d’utiliser l’ancienne salle de danse comme couvent.
Nous sommes donc aujourd’hui dans cette partie du château jadis salle de musique et couvent.


Vivre dans un loft était un rêve pour vous ou êtes-vous tombés par hasard sous le charme du lieu ?
Il n’y a absolument aucun hasard dans la découverte de ce lieu, fidèles adeptes des lofts et surfaces atypiques, nous n’étions pas à notre premier coup d’essai.
Au courant de tous les sites spécialisés, nous parcourons sans relâche et de manière fréquente l’actualité, les anciens garages cessant leur activité, dépendance de vieille bâtisse vendue à la découpe… C’est en fait, une véritable passion qui nous habite !
Loft dans une ancienne cristallerie
Par Freg le Lundi 31 janvier 2011 dans la catégorie InterviewLe loft de Cécile, 125m² à Seraing en Belgique
Cécile est l’heureuse propriétaire d’un petit bijou façonné dans une ancienne cristallerie de la province de Liège en Belgique. Elle nous a ouvert ses portes et a accepté de répondre à nos questions.
Cécile, où est situé ton loft ?
Mon loft est situé en Belgique, dans la province de Liège, au lieu-dit le Val Saint-Lambert (à Seraing) sur le site des cristalleries du Val Saint-Lambert.
Peux-tu nous en dire plus sur le lieu ?
Les cristalleries du Val-Saint-Lambert furent créées en 1826 sur le site d’une ancienne abbaye. Le loft se situe dans un bâtiment du 19ème siècle qui servait de taillerie du cristal et fait partie d’un ensemble compris dans un site classé (château et ancienne abbaye cistercienne). Le bâtiment d’origine en brique a été agrandi par un second en béton accolé au premier. Le premier bâtiment, plus ancien (dans lequel se trouve le loft), a été restauré dans son aspect d’origine et le second, plus récent, a été habillé de verre.
Comment et quand as-tu trouvé ton loft ?
Je l’ai acheté brut en 2008 et y ai fait tous les travaux. J’ai trouvé ce lieu et ai eu vent de ce projet de reconversion par bouche à oreille.



Vivre dans un loft était un rêve pour toi ou tu es tombé par hasard sous le charme ?
Je vivais dans un grand penthouse avec une magnifique terrasse mais depuis toujours mon rêve était d’acquérir un loft brut, de l’aménager selon mes goûts et d’y vivre. Je cherchais un endroit emprunt d’histoire et ayant gardé des marques (colonnes en fonte, plafond vouté…..) de l’activité industrielle qui s’y déroulait au 19ème et 20ème siècle. Je voulais également que la bâtiment soit situé dans un endroit agréable ce qui est le cas car le cadre est magnifique puisque l’on trouve dans ce parc un magnifique château ainsi qu’une ancienne abbaye cistercienne du 13ème siècle, beaucoup de nature, des possibilités de promenades en fôret.
Dans quel état était ton loft lors de l’achat ?
Brut, un plateau vide avec juste une chape et les arrivées d’eau et d’électricité.
Comment as-tu fait pour les plans et les travaux ?
J’ai moi-même conçu les agencements et les ai fait réaliser par des ouvriers.
Visite de l’usine de Leggara
Par Freg le Jeudi 18 novembre 2010 dans la catégorie InterviewLa fabrique de pain d’épice à Tourcoing
Figure incontournable du Forum Notre Loft, Laurent Noclain alias Leggara est un dingue de lofts, un artiste, un restaurateur d’affiches anciennes… en un mot un passionné. Nous sommes allés à sa rencontre dans son usine à Tourcoing.
L’idée d’habiter dans une usine a commencé à germer dans la tête de Laurent en 1998 et c’est 5 ans plus tard en 2003 qu’il a fait l’acquisition d’une ancienne usine de pain d’épice de 600 m². A ce moment là Laurent est passé pour un excentrique auprès de son entourage et des 25 banquiers (oui, vous avez bien lu, 25 !) qui lui ont refusé le crédit immobilier, mais heureusement, sa persévérance a payé et le 26 ème était le bon ! Les années ont donné raison à Laurent puisque aujourd’hui, le quartier de Tourcoing dans lequel est située son usine est devenu le quartier des lofts à Tourcoing.
Au début le but de Laurent était de transformer une partie de l’usine en loft et de louer d’autres parties à des entreprises. Aujourd’hui Laurent a changé son approche, il habite toujours une partie de l’usine mais il souhaite vendre les trois surfaces initialement dédiées à la location.
Suivez-nous à la découverte de l’usine de Leggara : La Fabrique de Pain d’épice.
La visite commence par le loft de Leggara. Une belle surface de 156 m² qu’il a refait entièrement seul à l’exception de la plomberie. Sur la photo ci-dessous vous pouvez découvrir Laurent entrain d’ouvrir l’escalier escamotable qui mène à sa chambre. L’utilisation d’un tel escalier lui a permis de gagner de la place au sol. A l’arrière plan, la salle à manger et la cuisine.

Un mur en brique, des poutres à treillis, pas de doute, nous sommes bien dans un loft. La poutre de droite donne sur la salle de bain. Afin de la garder apparente côté cuisine et côté salle de bain, elle a été recouverte par une plaque en polycarbonate. Simple et astucieux.

Laurent a choisi une cuisine Ikea UDDEN. Son plan de travail et ses pieds en acier brossé sont du plus bel effet sur le mur en brique peint en rouge. Au-dessus de la cuisine vous pouvez découvrir des toiles de Laurent.

L’ilot central de la cuisine, des toiles signées Leggara et un poêle à bois.

La salon et la salle à manger vus de la cuisine.
Loft à Oakland en Californie
Par Freg le Vendredi 10 septembre 2010 dans la catégorie InterviewInterview Dee Adams
Aujourd’hui Notre Loft vous fait voyager sur la côte Ouest des États-Unis, dans la ville d’Oakland en Californie à la rencontre de Dee Adams, une artiste aux nombreuses casquettes : peintre, graphiste, blogueuse, décoratrice et Lead Product Designer chez Yahoo!.
Dee, où est situé ton loft ?
Le loft est situé à l’est de la ville d’Oakland dans l’État de Californie dans un quartier appelé Jingletown. Le bâtiment est connu sous le nom de The Cotton Mill Studios Building.
Comment as-tu découvert ton loft ?
J’ai découvert le loft complétement par hasard alors que je cherchais une nouvelle imprimerie pour mon travail artistique et je suis tombée sur une imprimerie située dans le bâtiment. Quand je suis venu pour récupérer mes impressions, j’ai eu l’occasion de faire le tour des lofts disponibles. J’étais en phase de recherche d’un nouveau studio et l’emplacement et le prix correspondaient parfaitement à mes critères.

Quelle était la fonction précédente du lieu ?
Autrefois le bâtiment était le bâtiment principal d’une filature de coton californienne : The California Cotton Mills Corporation. The California Cotton Mills Corporation a débuté son activité en 1883 et elle a employé jusqu’à 1 500 personnes. La filature de coton produisait des serviettes, des toiles de coton, des pelotes de laine, des couettes, des rideaux… Pendant les deux guerres mondiales, la filature a fourni des tentes, et des parachutes pour l’armée américaine.
Combien y a-t-il de lofts dans l’ancienne filature ?
Au total il y a 74 lofts dans tout le bâtiment avec une grande variété de surfaces.
Dans quel état était-il lorsque tu l’as découvert ?
Le loft était aménagé avec une cuisine flambant neuve et une salle de bains complète.
Tu es tombée sous le charme dès la première visite ?
Oui ! Je ne voulais plus chercher un autre endroit.
Un Ch’ti loft à Tourcoing
Par Freg le Vendredi 16 juillet 2010 dans la catégorie Blog sur les lofts, InterviewHistoire de la création d’un loft à Tourcoing
Didier et sa famille ont acheté un plateau brut dans une ancienne usine à Tourcoing qui va être transformée en lofts. Afin de partager leur aventure ils ont créé le blog Un Ch’ti loft à Tourcoing. Nous avons proposé à Didier de répondre à quelques questions afin de vous faire découvrir ou redécouvrir son projet.
Didier, peux-tu nous présenter ton projet ?
Nous sommes une famille de Reims qui vient de s’établir sur la métropole lilloise suite à une mutation professionnelle. A cette occasion, nous avons décidé d’acquérir notre résidence. Les visites de maisons 1930 ne nous ayant pas emballés, nous nous sommes orientés vers la solution loft permettant de répondre à nos attentes en matière de volume et d’aménagement. Je dois avouer qu’à titre personnel, j’ai été habitué à vivre dans de grands volumes, mes parents possédant une vaste maison avec différents niveaux et mezzanines.
Nous avons choisi le programme Loft Botanique à Tourcoing en prenant connaissance par hasard des premières informations disponibles sur le Forum Notre Loft. A l’issue de la première visite, une réservation était prise. J’ai de suite eu des idées pour l’aménagement du plateau. Après réflexion et prise des mesures, j’ai dû réfléchir et piocher longuement sur les projets existants afin de résoudre la problématique de la hauteur (4 mètres) de la poutre Eiffel qui coupe mon loft en deux. Et c’est en tombant sur ce loft du Bartal que j’ai solutionné ma distribution des pièces.

L’usine du projet de lofts Loft Botanique avant les travaux de réhabilitation.
Plateau transformé en loft dans une usine à Roubaix
Par Freg le Vendredi 12 mars 2010 dans la catégorie Interview, Loft de rêveInterview de Marie & FG
Marie et François-Guillaume possèdent depuis 2 ans maintenant un loft à proximité du Parc Barbieux et de la place du Travail à Roubaix. Pour des raisons familiales, Ils viennent de le mettre en vente au prix de 225 000 €. Pour vendre leur loft ils ont créé un site sur lequel se trouve de nombreuses photos du loft et un descriptif.
Nous leurs avons proposé de réaliser une interview afin de partager avec vous leur expérience de loft, et ils ont accepté de répondre à nos questions.
Où est situé votre loft ?
Notre loft est situé à la limite de Croix/Hem à Roubaix, derrière l’hôpital Victor Provo. Il est à 5 minutes à pied du Tramway ainsi que des commerces situés Boulevard de Fourmies. En rez-de-chaussée surélevé, il a une entrée individuelle dans le programme « Le Boléro ».
Le Boléro après les travaux de réhabilitation de l’usine en lofts (photo Xavier Mille).
Racontez-nous l’histoire du Boléro ?
L’usine a appartenu tout d’abord à l’entreprise Boléro. Dans les années 90, la société Chausport a repris ces locaux et y a installé son siège social ainsi que sa zone de stockage. En 2006, Chausport a déménagé et un promoteur a pensé à utiliser ces locaux pour en faire des logements.
En juin 2006, à l’occasion des portes ouvertes réalisées par Immo Saint Martin, Franck Ottevaert nous a orientés vers ce lot qui répondait parfaitement à nos attentes : un loft traversant exposé plein sud, sans voisinage direct, et dans un très bon quartier. Une récompense pour Franck qui nous faisait visiter différents lots depuis quelques mois. D’ailleurs, ces portes ouvertes furent un succès puisque 90 % des lots trouvèrent preneur en moins de 2 heures.

L’usine sans fenêtre pendant les travaux (photo Xavier Mille).

Le plateau brut de Marie et François-Guillaume. C’est dans cet état qu’ils l’ont réceptionné.
Cheminées du Nord, un inventaire pour la sauvegarde
Par Pépette le Jeudi 4 mars 2010 dans la catégorie InterviewExposition sur les cheminées du Nord
Le Nord-pas-de-Calais regorge de trésors et son riche patrimoine industriel est là pour en témoigner. C’est à travers une exposition, que l’association PROSCITEC Patrimoines et Mémoires des Métiers, souhaite valoriser et préserver ce patrimoine et en particulier les cheminées témoins de ce passé.
Rappelons que si nous avons autant d’habitations de type lofts dans le Nord-pas-de-Calais, c’est grâce à ces friches industrielles abandonnées au milieu du XXème siècle. Il est important de préserver ce patrimoine et de respecter au mieux ces lieux chargés d’histoire.
Laurence Lepère, chargée de mission au sein de l’association nous présente en quelques mots les objectifs de l’association, leur travail de valorisation et de préservation du patrimoine industriel du Nord-pas-de-Calais et les détails de l’exposition sur les cheminées d’usines.
Peux-tu te présenter en quelques mots (parcours professionnel, vie associative…) ?
Pendant mon année de licence professionnelle Management de l’événementiel, activités et techniques de communication à l’IAE de Lille, je devais réaliser un événement avec l’aide d’un tuteur professionnel sur 6 mois. J’ai choisi le patrimoine industriel par intérêt et commencé mon projet au sein de l’association PROSCITEC Patrimoines et Mémoires des Métiers, une association pour la préservation et la valorisation du Patrimoine Industriel du Nord-Pas-de-Calais.

Cheminée de l’usine de tissage Rigot à Dunkerque.
Pourquoi cet intérêt pour le patrimoine et les cheminées industrielles ?
Passionnée par l’histoire, le patrimoine et l’architecture, le projet de travailler avec une association de valorisation du patrimoine industriel m’a séduit. En effet, mon travail consiste à prouver que ce patrimoine qui a fait la prospérité de la région et qui fut systématiquement détruit à partir des années 70 afin de faire table rase du passé, mérite d’être conservé et valorisé et avec lui la mémoire de nos ancêtres.

Cheminée de la sucrerie d’Estreux.
Quel message souhaites-tu transmettre à travers cette exposition ?
Cette exposition est l’une des trois actions mises en place pour la valorisation de l’inventaire des cheminées d’usine du Nord. Tout a commencé avec le recensement de ces témoins du passé industriel en 2007, action soutenue par le Conseil Général du Nord. L’inventaire a duré 18 mois et abouti au constat que seulement 320 cheminées étaient encore debout (chiffre faisant suite à l’inventaire en 2008, depuis plusieurs d’entre elles sont tombées).
Par la suite, trois actions de valorisation ont été mises en place toujours avec le soutien du Conseil Général du Nord :
- édition d’une publication faisant un état des lieux du parc des cheminées en brique
- la mise en ligne sur le site internet de l’association de l’inventaire
- la réalisation d’une exposition itinérante
Le cœur de l’exposition « Cheminées du Nord, un inventaire pour la sauvegarde » est axé sur l’image de la cheminée comme symbole. L’exposition offre un panorama renouvelé sur l’histoire de l’industrialisation du Nord à travers la cheminée. Bien plus qu’une simple mise en valeur du patrimoine industriel, cette exposition donne à voir et à comprendre l’histoire des usines et des cheminées.
Cette exposition itinérante a pour principal objectif de valoriser le patrimoine industriel du Nord et notamment la cheminée d’usine qui en est le symbole. A cette valorisation vient s’ajouter la volonté de sensibiliser chacun d’entre nous qui côtoie jour après jour ces témoins d’une ère industrielle prospère. Cette sensibilisation amènera à la volonté de sauvegarder le patrimoine de notre département.

Cheminée d’une usine rue Decrème à Roubaix, cette usine à été transformée en lofts. Vous pouvez découvrir un des lofts dans cet article : Le loft d’Isabelle et Baudouin à Roubaix.



















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